Connection:
User name: 
Password: 
Not registered yet? Register now.

Français régularisé

Introduction

Vous avez déjà remarqué la quantité d'exceptions que comportait le français, et comme il était difficile pour un étranger de l'apprendre ? Toutes les langues ne sont pourtant pas si compliquées : regardez la prononciation de l'espagnol, ou les conjugaisons en chinois (ouais, y en a pas). Mais c'est comme ça, le français a été mal gâté.

Alors pour faire face à cette injustice, je vous présente une version améliorée du français, plus régulière et cohérente.

Orthographe

Écrivons les mots comme on les entend. À chaque son doit correspondre une lettre et inversement. (C'est ce que j'appelle une langue bijective.)

La plupart des consonnes se prononcent toujours de la même façon qu'habituellement. À savoir, c'est le cas des lettres 'b', 'd', 'f', 'g', 'j', 'k', 'l', 'm', 'n', 'p', 'r', 's', 't', 'v', 'w' et 'z'.
La lettre 'c' se prononce comme "ch".
Remarquons que les lettres 'h', 'q' et 'x' n'existent plus.
Les voyelles 'a', 'i', 'o', 'u' se prononcent toujours comme en français (lorsqu'elles sont seules). La lettre 'e' se prononce comme dans "petit". La lettre 'y' s'utilise comme une consonne et est prononcée comme dans "yaourt".
Enfin, pour satisfaire à la variété de voyelles que le français possède, on ajoute les voyelles majuscules. Ceci nous permet de définir les nasales : 'A' se prononce comme "an" ou "en", 'I' comme "in" (ou "un"0), et 'O' comme "on". La lettre 'E' se prononce comme "eu" dans "peu", et la lettre 'U' comme "ou". En conséquence de cette utilisation des majuscules, on enlève la règle qui consiste à commencer les phrases par une majuscule.

On supprime toutes les apostrophes et les traits d'union. On ne fait plus d'élision de mots. (On n'écrit pas "d'" mais toujours "de".) C'est comme en espagnol.

Grammaire

Les verbes

On ne conjugue plus les verbes. Il faut donc choisir une forme constante qui sera utilisée à toutes les personnes pour former le temps du présent ainsi que l'infinitif du verbe. La forme retenue (choisie selon des critères de commodité et d'esthétique) est la première personne du pluriel du présent de l'indicatif, à laquelle on enlève la terminaison "ons". Par exemple, le verbe "prendre" sera "pren" car on dit "nous prenons". Il y a toutefois une petite exception pour le verbe être car celui-ci se conjugue "nous sommes". Le verbe être sera donc "ét" (pour des raisons de cohérence avec les participes).

Les participes se forment très régulièrement. Le participe passé se forme en ajoutant le suffixe "é" au verbe et le participe présent en ajoutant le suffixe "At".

Pour conjuguer au passé, on utilise l'auxiliaire "av" suivi du verbe. Pour conjuguer au futur, on utilise l'auxiliaire "al" puis le verbe. Mais comment fait-on pour conjuguer au subjonctif ou au conditionnel ? Eh bien, comme ce n'est pas nécessaire (beaucoup de langues s'en passent), on ne le fait pas. On conjugue tout à l'indicatif.

La négation se fait en ajoutant "ne" avant le verbe. On ne met pas de "pas".

Bien que la forme élémentaire des questions en français soit [verbe] puis [sujet] (ex : "Où vas-tu ?", "Est-ce vrai ?"), on rend parfois la syntaxe des questions plus compliquée (ex : "La table est-elle mise ?", "Est-ce que c'est vrai ?"). On ne garde que la forme élémentaire (ex : "mèté tabl?", "vrè se?").

On différencie le verbe "être" d'identité "ét" du verbe "être" de localisation "èst", comme en espagnol. Parce qu'il n'y a pas de raison que des verbes ayant des significations si différentes soient les mêmes.

Les noms, pronoms, adjectifs et adverbes

On supprime tous les articles, qui ne sont pas nécessaires. Beaucoup de langues s'en passent et ça marche très bien.

On supprime la notion de genre. Tous les noms sont neutres.

On ne peut pas simplement supprimer l'accord des noms au pluriel car il est indispensable au sens, maintenant qu'on a supprimé les articles. Le pluriel d'un nom se formera donc toujours par l'apposition d'un 's' à la fin. Ce 's' se prononce évidemment, comme toutes les lettres. Mais cette méthode peut parfois produire des mots difficiles à prononcer. On peut éviter ces difficultés en introduisant un 'e' supplémentaire avant le 's' pour les mots finissant par une consonne.

Les adjectifs, par contre, ne s'accordent pas. Il n'y a pas non plus d'accord en genre. La forme féminine de l'adjectif est alors choisie comme forme constante. Par exemple, "beau" ne se traduira pas "bo" mais "bèl". Ce choix rend plus facile la formation d'adverbe décrite ci-dessous.

On régularise la formation des adverbes en 'ment' formés à partir d'adverbes. Ceux-ci sont donc formés en apposant 'mA' à l'adjectif, et on introduit un 'e' avant le 'mA' si l'adjectif se termine par une consonne, pour faciliter la prononciation. ex : "vrèmA", "drolemA", "kOplètemA".

Les mots qui s'accordent en cas ne doivent plus s'accorder. Par exemple, "je" devient parfois "me", "moi" ou "mon" (= "de moi"). On choisit donc la forme nominative (sujet) comme forme constante.

Les langues romanes font un usage intensif du verbe "être", alors qu'il n'est pas toujours nécessaire. Quand on veut qualifier un sujet avec un adjectif, on introduit le verbe "être" entre les deux, alors que dans les autres langues, l'adjectif est utilisé comme un verbe. On utilise donc cette deuxième méthode. Par exemple, "il est grand" se traduit simplement par "il grAd". Comme un adjectif peut être formé comme un participe (passé ou présent), les phrases à la voix passive suivent la même règle. Par exemple, "la pomme est mangée" se traduit par "pom mAjé" et "la pomme a été mangée" par "pom av mAjé" (à ne pas confondre avec "pom av mAj").

Échantillons

Voici quelques échantillons pour mettre en pratique les règles théoriques précédentes.

Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme

tU ètres umèn nès libr é égal A dinyité é A drwa. il dUé de rèzO é de kOsyAs é dev ajis Is Avèr otres dA èspri de fratèrnité.

Notre Père

pèr de nU ki èst a syels
ke nO de tu sAktifyé
ke rèny de tu fezé
sur tèr kom a syèl
don a nU ojUrdui pI èsAsyèl de nU
remèt a nU dètes de nU
kom nU osi remèt il a débiteres de nU
é ne lès nU Atr dA éprev
mè délivr nU de malI

Notes

0 : On fait un petit amalgamme ici entre le son "in" et le son "un" qui sont normalement légèrement différents. Rien de très grave car beaucoup de francophones ne font même pas la différence.

Revenir à l'accueil de la section langues

Contact

If you experience problems or bugs on the website, or if you have any suggestion, or even any kind of request, then contact me at the address and specify the page concerned.